Tous les adeptes de hardcore vous le diront, The Dillinger Escape Plan est un groupe à part. Tout d'abord par le style de musique développé : Un mélange de hardcore complètement décousu, de métal complètement barré et de free jazz, le tout étroitement concilié et mis en forme avec une facon de composer totalement originale et décalée. Depuis l'album « calculating infinity »(1999) et leur LP « irony is a dead scene » avec le grand Mike Patton(Mr Bungle, Fantomas....), il y eu un changement de chanteur a signaler, mais aucune réelle nouveauté discographique à signaler. Nombreux sont donc les fans à attendre ce « Miss Machine » sorti en juillet 2004, de pied ferme.
Tracklisting :
01-Panasonic Youth
02-Sunshine The Werewolf
03-Highway Robbery
04-Van Damsel
05-Phone Home
06-We Are The Storm
07-Crush Field Tongs
08-Setting Fire To Sleeping Giants
09-Baby's First Coffin
10-Unretrofied
11-The Perfect Design
Line-Up :
Chris Pennie - Batterie
Benjamin Weinman – Guitare
Greg Puciato - Chant
Brian Benoit - Guitare
Liam Wilson - Basse
Avis Seb :
L'album démarre brutalement par le morceau « Panasonic Youth », qui débute de façon très décousue et saccadée comme le groupe nous y a habitué avec ces précédents opus, mais très rapidement, le morceau se transforme, en passant tour à tour par, un passage mélodique au sonorités jazz, un couplet accompagné d'une simple ligne de basse, et en s'achevant sur un final au riff très typé « rock n'roll ».De quoi surprendre...
Et les surprenantes innovations du groupe ne s'arrêtent pas la. Le Dillinger Escape Plan a su, apparemment, maîtriser la violence dégagée par sa musique(sans pour autant adoucir le ton) et semble avoir tiré de très bonnes idées de ses collaborations avec le déjanté Mike Patton.
La musique pratiquée la est l'une des moins accessibles qui soient(Baby's first coffin, Van Damsel), et l'on se surprend pourtant à avoir quelques frissons sur le magnifique pont de « Sunshine The Werewolf » ou sur le refrain presque pop de « Highway Robbery », et a se laisser envoûter et toucher par l'intense « Phone Home » qui débute de façon assez atmosphérique.
Tout au long de leur album, le quintet visite bon nombre de styles musicaux en les transcrivant toujours avec leurs esprits décalés, et en les exécutant avec leur technicité hors du commun. Outre le chante hurlé quasi-permanent, Puciato développe sur quelques parties de magnifiques voix claires, inhabituelle pour ce genre, mais parfaitement en harmonie avec les compositions sur lesquelles elle se greffent .
Mais il ne faut pas se méprendre, toutes ces diversités de style et cette ouverture musicale n 'éloignent pas le groupe du hardcore pour autant et n 'en font pas des « vendus ». Cet album est bel et bien brutal et bien difficile d'accès lorsque l'on est pas immergé dans ce genre de sonorités agressives. La musique est ici très riche, même plutôt complexe, déstructurée, décousue, mais tout de même plus abordable que « calculating infinity ».
L'auditeur va, tout au long de cet album, de (bonnes) surprises en surprises, et ne sort pas indifférent de cette écoute.
Cet album est complet en tout point, surprenant, dévastateur et novateur. Le groupe consolide son identité propre de groupe de jazzcore completement barré en offrant là un des meilleurs albums de ce style musical parfois peu evident a cerner.
www.dillingerescapeplan.com