Gojira 12 octobre 2005 - Nouveau Casino

C'est devant un nouveau casino qui affiche complet que va jouer ce soir Gojira, groupe originaire des Landes.
Ayant écouté le dernier album ( « From Mars To Sirius » )du groupe, je connaissais déjà la qualité des nouveaux morceaux (l'album est vraiment superbe), et comme tout le reste des fans présents, j'attendais avec impatience que le spectacle commence.

Pas de première partie ce soir, c'est Gojira qui monte directement sur scène et qui démarre le concert par « ocean planet », le premier titre du nouvel album, suivi de « backbone ». Le son est énorme et l'exécution des morceaux est parfaite. Le groupe nous offre un set principalement basé sur le dernier album, dont ils joueront entre autres le terrible « flying whales », l'écrasant « in the wilderness » et en rappel le superbe « where dragons dwell ».
Mais Gojira va aussi piocher dans ces anciens albums pour nous délivrer un « space time » envoûtant, et les titres « Lizard Skin » et « embrance the world » qui s'avéreront fracassants.
Les musiciens du groupe sont très impressionnants par leur niveau technique et par la puissance qu'ils dégagent sur scène. Leur « death expérimental » s'avère par moments brutal, à d'autres instants planant, et quelque chose de spécial touche le public qui réserve donc un très bon accueil au groupe. Les musiciens s'avéreront apparemment assez touché de cet accueil et remercieront le public un bon moment avant de s'éclipser.
Un concert magnifique, effectué par un groupe incomparable et qui s'impose nettement en tête de la scène métal Française. Vivement le samedi 22 octobre et leur concert a Montmagny....

# Posté le jeudi 13 octobre 2005 06:25

The A.R.R.S. Samedi 3 septembre 2005 - Nouveau casino (Paris)



Un concert gratuit d'un groupe de hardcore bien de chez nous qui monte ce n'est pas fréquent, ce qui explique sûrement l'affluence ce samedi soir devant la petite salle du nouveau casino. The A.R.R.S. était donc la pour présenter son premier album, « ...Et la douleur est la même » a sortir le lundi suivant le concert. Et on peut dire que le groupe n'est pas venu pour faire dans la délicatesse.

La soirée commence par My Severed Pieces, groupe français pratiquant une sorte d' émo-core pas très original, assez mélodique, pas mauvais mais pas extraordinaire non plus. Mais l'accueil est tout de même bon, la fosse suit bien, et la salle n'a pas l'air de détester ce groupe qui présente un set court, assez bien en place et efficace si l'on est client de cette vague émo qui fait fureur dans les groupes actuels.
C'est donc ensuite au tour de The A.R.R.S. de monter sur scène pour présenter leur premier album. L'intro retentit dans la petite salle parisienne, les musiciens montent sur scène et l'on se retrouve à l'instant d'après au beau milieu d'une fosse brutale, soutenue par un son lourd et de très bonne qualité. Le concert démarre donc en trombe, les morceaux de « ...Et la douleur est la même » défilent, de « Requiem » à « De Ma Plume » en passant par « aussi loin que le regard des anges ». On prend alors réellement conscience que l'album comporte des petits bijoux de ce hardcore inspiré de trash a la slayer par moments.
L'exécution des morceaux est sans faille, et le chanteur-brailleur du groupe est assez charismatique. Tous les musiciens se donnent à fond et la salle le ressent bien, la fosse étant elle aussi plutôt bien agitée. Le set se finit sur « au c½ur de l'arène »,(pendant lequel niko, le vocaliste, part en slam) joué juste après « passion ». Une fin brutale, comme le reste du concert l'a été, surtout pour le jeune blessé a la nuque et évacué de la salle par les pompiers dès le second morceau, espérons pour lui qu'il n'y avait rien de grave.
Le bilan de la soirée est plus que positif : ce concert gratuit s'est avéré excellent, The A.R.R.S. a confirmé qu'il est une des sensations métal/HxC du moment et que la scène hardcore française est bel et bien présente. On ressort de la salle avec une envie, acheter l'album de The A.R.R.S.


(désolé, pas de photos du concert disponibles)

# Posté le mercredi 07 septembre 2005 16:36

Every Time I Die - 12 tribes - A Life Once Lost Mardi 16 aout 2005 au nouveau casino (Paris)

Quelle organisation magistrale ! Un concert programmé a 19h30 a la scène Bastille et décalé le jour même a 20h30 au nouveau casino ! Cet inconvénient ne décourage pas les fans bien présents au rendez vous, même si l'affluence est tout de même restreinte dans cette petite salle qui n'affiche donc pas complet ce soir.

C'est A Life Once Lost qui a pour mission de débuter ce soir devant le public Parisien, et la tache ne sera pas facile. Malgré un son impressionnant de puissance, et une bonne maîtrise des musiciens en live, le public ne réagit pas. Le groupe se donne a fond et envoie un metalcore puissant et hargneux, mais pas moyen de faire bouger cette fosse qui n'est apparemment pas tout a fait réveillée. Le dernier titre du set de A Life Once Lost sera « Vulture », qui ne fait toujours pas réagir les spectateurs, mais qui prouve que le groupe compose des morceaux efficaces, brutaux et inspirés. Une bonne prestation du quintet et une grande déception de la part du public, qui par cette attitude ne doit pas donner envie aux groupes internationaux de venir jouer en France.
Viennent ensuite 12 tribes qui va nous offrir un set énergique avec son métalcore limite émo sur certains passages. Le tout est plutôt bien mené et efficace, et leur chanteur a dreadlocks s'avère être assez charismatique. Le groupe a même le mérite de réussir a faire bouger la fosse par moments. Apparemment certains spectateurs ont compris qu'un concert avait débuté ! Mais pas tous malheureusement...Un concert carré et accrocheur, mais qui ne restera pas dans les annales non plus...
C'est donc maintenant qu'entre Every Time I Die en scène, et la effectivement l'on comprend que 90% du public s'est déplacé pour eux uniquement et avait simplement boudé les groupes précedents. Oui parce qu 'a cet instant il ne faut pas se retrouver dans la fosse si l'on a peur de se faire amoché dans les mosh part, car entre les slams et autres, il faut plutôt être sur ses gardes si on veut ressortir du concert entier. Au niveau de la prestation scénique, le groupe est fidèle a lui même : C'est rythmé, sans temps mort, agressif et parfois limite « rock n'roll » dans les sonorités et les parties en chant claires sonnent toujours aussi faux.
Le vocaliste du groupe tente parfois de faire un peu d'humour avec le public mais les spectateurs présents ce soir semblent loin d'être totalement anglophones. Every Time I Die envoie son hardcore sans ménagement pendant une petite heure qui suffit a mettre K.O. pour de bon la fosse.
En résumé, une bonne soirée avec 3 concerts agréables et un public surprenant dans le mauvais sens du terme, un public décevant. Que l'on ne se plaigne pas de ne pas voir les groupes que l'on veut lorsque l'on est pas capables de réserver un accueil digne de ce nom a des musiciens qui le mérite pourtant.



(Désolé, pas de photos disponnibles)

# Posté le mercredi 31 août 2005 14:18

Modifié le lundi 14 novembre 2005 15:39

Lamb Of God-Caliban-Unearth-Every Time I Die 10 juin 2005 - Bataclan(Paris)

Lamb Of God-Caliban-Unearth-Every Time I Die   10 juin 2005 - Bataclan(Paris)
Il n'y avait pas foule pour accueillir ces quelques représentants du métalcore U.S. en ce vendredi 10 juin au Bataclan (Paris), fans de Caliban et de Lamb of god principalement, et un bon nombre de chanceux(dont je en fais pas partie) à avoir eu leurs places gratuitement grâce a une opération spéciale de Roadrunner.


La soirée commence bien mal pour moi quand j'apprend en entrant dans la salle de concert que j'ai raté le set d'every time i die, ces derniers ayant commencé à jouer a 19h alors que le concert était initialement programmé a 19h30....
C'est donc au tour d'Unearth de monter sur scène. Les 5 du Massachusetts présentent ici un set puissant et efficace, comprenant « Tha Great Dividers », « This Lying World », « Endless »(avec une courte intervention de Randy Blythe durant le morceau), « Zombie Autopilot » et pour finir « Black Hearts Now Reigns ». Le groupe occupe bien la scène, le guitariste Buz McGrath et le chanteur Trevor Phillips s'avérant bien plus présents et charismatiques que le reste du groupe. La prestation d'Unearth est bonne mais bien courte et l'absence de certains titres du premier album « stings of conscience », est bien regrettable.
Vient ensuite le tour de Caliban d'investir la scène du Bataclan. Le public, un peu timide précédemment, se réveille enfin et la fosse commence à bouger sérieusement, notamment sur le « Braveheart » réclamé par le vocaliste du groupe. La prestation des Allemands est principalement orientée sur leur dernier album, « The Opposite From Within ». Un set plus consistant que celui de Unearth, un concert efficace mais loin d'être exceptionnel. La musique est certes de bonne qualité -malgrès quelques écarts de justesse au niveau des voix- mais l'on sent le chanteur peu concerné par le concert, distant et peu impliqué dans la prestation scénique de son groupe, surtout par rapport aux autres musiciens qui s'en donnent à c½ur joie. Un bon set, efficace, mais pas mémorable.
Et les maîtres de la soirée pénètrent à ce moment là dans l'arène. Lamb Of God entame leur concert par « Laid to rest » et l'on comprend dès le pont de ce premier morceau que le groupe n'est pas venu pour plaisanter. Impression qui se confirme avec le deuxième titre, « Hourglass ». Le show est dévastateur, et la fosse est pour le coups bien présente(nombreux circles-pits, etc...). La musique est agressive et oppressante, les rythmiques sont énormes et le niveau des musiciens en concert très impressionnant. Le son est énorme( et devient a quelques rares instants un peu confus), bref la puissance est au rendez vous. Le set est basé principalement sur les deux derniers (très bons) albums du groupe et est sensiblement le même que celui du dvd live « Killadelphia ». Les titres « Omerta » et « The Faded Line » s'avèrent être les moments les plus forts de ce concert percutant qui achèvera un Bataclan déjà a bout de souffle.
Un très bon « mini-festival » , rythmé et cohérent au niveau de l'affiche proposée, une « soirée-concert » plus que satisfaisante.

# Posté le mercredi 24 août 2005 16:00

Modifié le vendredi 02 septembre 2005 14:44

The Dillinger Escape Plan - Miss Machine

The Dillinger Escape Plan - Miss Machine
Tous les adeptes de hardcore vous le diront, The Dillinger Escape Plan est un groupe à part. Tout d'abord par le style de musique développé : Un mélange de hardcore complètement décousu, de métal complètement barré et de free jazz, le tout étroitement concilié et mis en forme avec une facon de composer totalement originale et décalée. Depuis l'album « calculating infinity »(1999) et leur LP « irony is a dead scene » avec le grand Mike Patton(Mr Bungle, Fantomas....), il y eu un changement de chanteur a signaler, mais aucune réelle nouveauté discographique à signaler. Nombreux sont donc les fans à attendre ce « Miss Machine » sorti en juillet 2004, de pied ferme.



Tracklisting :

01-Panasonic Youth
02-Sunshine The Werewolf
03-Highway Robbery
04-Van Damsel
05-Phone Home
06-We Are The Storm
07-Crush Field Tongs
08-Setting Fire To Sleeping Giants
09-Baby's First Coffin
10-Unretrofied
11-The Perfect Design

Line-Up :
Chris Pennie - Batterie
Benjamin Weinman – Guitare
Greg Puciato - Chant
Brian Benoit - Guitare
Liam Wilson - Basse



Avis Seb :

L'album démarre brutalement par le morceau « Panasonic Youth », qui débute de façon très décousue et saccadée comme le groupe nous y a habitué avec ces précédents opus, mais très rapidement, le morceau se transforme, en passant tour à tour par, un passage mélodique au sonorités jazz, un couplet accompagné d'une simple ligne de basse, et en s'achevant sur un final au riff très typé « rock n'roll ».De quoi surprendre...
Et les surprenantes innovations du groupe ne s'arrêtent pas la. Le Dillinger Escape Plan a su, apparemment, maîtriser la violence dégagée par sa musique(sans pour autant adoucir le ton) et semble avoir tiré de très bonnes idées de ses collaborations avec le déjanté Mike Patton.
La musique pratiquée la est l'une des moins accessibles qui soient(Baby's first coffin, Van Damsel), et l'on se surprend pourtant à avoir quelques frissons sur le magnifique pont de « Sunshine The Werewolf » ou sur le refrain presque pop de « Highway Robbery », et a se laisser envoûter et toucher par l'intense « Phone Home » qui débute de façon assez atmosphérique.
Tout au long de leur album, le quintet visite bon nombre de styles musicaux en les transcrivant toujours avec leurs esprits décalés, et en les exécutant avec leur technicité hors du commun. Outre le chante hurlé quasi-permanent, Puciato développe sur quelques parties de magnifiques voix claires, inhabituelle pour ce genre, mais parfaitement en harmonie avec les compositions sur lesquelles elle se greffent .
Mais il ne faut pas se méprendre, toutes ces diversités de style et cette ouverture musicale n 'éloignent pas le groupe du hardcore pour autant et n 'en font pas des « vendus ». Cet album est bel et bien brutal et bien difficile d'accès lorsque l'on est pas immergé dans ce genre de sonorités agressives. La musique est ici très riche, même plutôt complexe, déstructurée, décousue, mais tout de même plus abordable que « calculating infinity ».
L'auditeur va, tout au long de cet album, de (bonnes) surprises en surprises, et ne sort pas indifférent de cette écoute.
Cet album est complet en tout point, surprenant, dévastateur et novateur. Le groupe consolide son identité propre de groupe de jazzcore completement barré en offrant là un des meilleurs albums de ce style musical parfois peu evident a cerner.



www.dillingerescapeplan.com
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# Posté le mercredi 17 août 2005 15:10

Modifié le samedi 17 décembre 2005 06:47